Samedi 10 Octobre Le Roc Marathon 88Km
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5 ans que je voulais le faire … ce n’est pas la force ni l’envie qui m’empêchèrent, juste mon age au debut, je n’etais pas encore majeur et venait tout juste de sortir d’un plan Marshall, puis, un peu plus tard, manque de chance, on m’a volé le velo ! c’etait en 2006, à la suite de ça je deviens l’heureux possesseur d’un SCOTT Ransom 20 ( qu’on a faillit me voler aux Gets cet été … ) mais helas en 2007, trops de … donc je m’y prends trops tard donc pas de places !
Tout commença en realité le 1er November 2007,
à la suite du ROC D’AZUR 2007, je voulais vraiment faire un epreuve, et j’ai meme pété un plomb, audacieux, je decide de m’inscrire au ROC MARATHON. seulement il reste des imponderables :
serais-je capable ?
et surtout serais-je encore en forme en octobre ?
le temps est tres vite passé, et nous sommes donc en ce matin du Vendredi 10 Octobre 2008, il est 7h et il fait encore nuit dehors, et je flippe un peu quand meme, la derniere fois que j’ai fais du VTT à ce niveau, remonte à la GTL ( Grande Traversée du Limousin ) au 1er Mai, certes entre-temps j’ai fait du velo route.
il me faut faire 3 km pour rejoindre la base nature, et dehors il faisait bien frais, en manche courte et en short c’etait limite ! et le jour venait à peine de se lever, sur le trajet, je rejoinds 5 mecs
en VTT qui allaient à
la meme destination : la base nature ! au niveau de la jonction vers la base nature, je vois mon pere en train de traverser la route pour aller au point de rendez-vous qu’on s’etait fixé, mon pere a fait le deplacement depuis Avignon, merci !
direction le roc pour voir dans quelle vague je pars, sur l’epreuve du roc marathon nous sommes à peu pres 1700 participants, et il est donc normal de ne pas faire partir tout le monde en meme temps, sinon bonjour les bouchons ! deja que le roc d’azur souffre de cette reputation de course » bouchée » faites l’essai, demandez autour de vous !
je pars donc à 8h15, et je commence à m’aligner devant le poste de comptage, tous les participants sont scannés par un operateur, la balise RFID ( Radio Frequency IDentification ) est prevue à
cet effet : nous tracer et nous chronométrer automatiquement. on s’aligne devant cette large ligne de depart, parallele à l’ancienne piste de l’aeroport de cette ex-base militaire qu’etait la base nature auparavent. un animateur met l’ambiance, et nous brief sur le trajet à venir, en bref il sera bien plus corsé que l’an dernier, des cotes plus raides, un peu plus de denivellé et des descentes plus techniques accompagnées de montées » chiantes » sur lits de cailloux et pour couroner le tout, soupoudrez tout ça avec plus de session de portage ( marche d’escaliers et autres joyeusetées en tout genre ! ) et pour nous redonner le sourire, l’animateur, le « mouth-boy » comme qui diraient aux states nous lache une vanne » si vous voulez je vous le garde au chaud pour d’eventuelles reactions ! » et ma premiere pensée fut : tout le monde va vouloir ( gentillement ) l’etrangler ! certes, je savais deja que le ROC c’etait un morceau, alors si il est corsé ! ouch !
personellement je n’ai pas la pression, par le passé j’ai fait de la competition sur route, et maintenant avec le recul, je me rends compte que ça sert à rien de » courir » pour terminer premier, avoir une » gloire » ephemere d’a peine 1h et empocher la somme de 50€ … le resultat de tout ça : une ambiance electrique façon c’est toujours toi qui a le plus petit, et sans vouloir pisser par dessus les moulins, l’experience www.zag-rider.com m’a bien plus apporté durant ses 1 Ans, 5 mois et 29 jours d’existence … et ça fait toujours plaisir d’entendre dans des rassemblement : » oh zag, ça va tu va bien, sympa ton delire ! »
je sais, je derive, mais dans chaque billet mon humeur du moment y est subtilement distillée, et de toute façon je ne cours pas derriere la gloire, et les » people » je sais c’est paradoxal pour un photographe d’agence …
je le disais, j’ai toujours pas la pression, en revanche, le » mouth-boy » qui aurait pu etre qualifie de » motor-mouth » ( diahrée verbale ) tant par sont debit en mots/sec que par la pression qu’il essaye d’infliger aux » premiers » de la premiere ligne …
5-4-3-2-1 partez, il ne faut jamais agiter une biere, sinon quand on l’ouvre elle explose, c’est ce qui c’est passé pour ce peloton chauffé par l’ambiance et cette insassiable envie de se comparer … quand à moi ? ben moi c’est plutot Orangina, et il faut m’agiter à coup de mojito pour que la pulpe remonte ! et de toute façon, il y aura toujours ceux en quete de cette gloire ephemere : etre tout devant juste pour la photo prise par la copine, puis pour ensuite exploser et abandonner dans l’ignorance totale … c’est comme pour le mojito, celui qui les frappe et les enquille trop vite passera par la case toilets et hangover ( gueule de bois ) le lendemain …
ça y est on est presque sorti de la base nature, en roulant sur l’herbe un peu humide et en affrontant cette brise de terre qui nous est defavorable … enfin je dis defavorable, comme on dit, repoussez vos origines et elles reviennet au galops ! et c’est celles de mes années sur route : suçage de roue, deboitage, re-suçage de roue. c’est merveilleux l’aspiration, et des que le vent vire de coté c’est au tour de l’eventail. je n’aurais pas le temps de mettre ceci en pratique, on est deja hors de la base nature, et sur la route qui mene à St Aygulf.
il y a presque un dicton chez les pratiquants qui dit : » pas de roc d’azur sans bouchons … » et au niveau du passage du pont sur l’Argens ont n’echappera pas à la regle, et pour cause : la route etant non banalisée, on passe sur une petite passerelle metalique rognant sur la chaussée, et sur laquelle, on est obligé d’etre en file indienne par manque de place ! certes, ça fait raller, mais ça aura eu le merite de fluidifier le traffic, jusqu’au moment où on retournes dans les bois et qu’a un moment une petite » grimpette » penalise les boyz devant, si bien quils mettent pied à terre. cette grimpette nous ramene sur la route et enfin au niveau de ce fameux camping, qu’on traverse, comme le ferai les nacelles du train fantome, l’ere de l’hors saison regne … et je me rapelle surtout de ce qu’avait dit le traceur : camping=grimpette !
on ressort par une route goudronnée, et à un moment, peu de temps apres, tournant à 120° petit chemin, ça grimpe, assez fort, les mecs qui se la petaient tout devant en debut de course mettent pied à terre, tandis que les » fourmis » plus prevoyantes passent la difficultée sans probleme ! je me retrouve derriere une feminine, qui, peuchere, avait le pneu arriere qui n’arretait pas de chasser sur les racines tant surgonflé qu’il etait … ça fait plaisir de voir des feminines, meme si pour moi, enfin bon … je ne me planterais jamais derriere une feminine parce je regardais plus son derriere que ma route … enfin, je suis plutot mal placé, en ce qui me concerne on devait tourner à du 46 pour 1 ! eh merde zag, sort pas de chemin sur ton blog … keep on track ! ( reste sur les rails )
on continu ?
la montée, se transforme en faux plat sur du singletrack ( je sais je dis toujours singletrack, single, ce terme voulant dire sentier, monotrace … single tout cours veut aussi dire celibataire ) et la particularité de cette portion hormis le fait d’etre ombragée et humide, reside dans le fait qu’il s’y trouvait une anormal concentrations de Canon EOS 1D Mark III au M² ( boitier photo pro ) les photographes de maindru photo nous flashaient à interval regulier, et certainement pas pour exces de vitesse, et contrairement à la politique de notre president bien aimé de tous elu au suffrage universel, il faut payer pour recevoir les clichés, chez sarkoflash.com vous le recevez gratuitement à domicile …
puis s’engage la premiere descente, qui debutait par une belle pente où un photographe se tenait, belle descente, bien droite, j’aurais pu tracer … helas, les mecs devant n’arretaient pas de freiner … et pas moyen de doubler ! et bon, comme je le dis, à mes debuts j’aimais pas trops etre collé au cul par des boys avec des velos de DH … maintenant c’est plutot l’inverse ! le GPS affiche presque 11Km, le premier ravito ne va pas tarder et effectivement, au detour d’une large piste, il se tenait. j’etais largement dans le vert, et pourtant, à la premiere impression j’avais voulu le » shunter » mais bon, je m’y arrete quand meme ! et sur place, une chose me derange : pas de coca-cola ! j’adore en avoir dans le gosier apres et pendant l’effort, et là NON ! et meme, le choix au ravito n’etait pas extra … c’est dommage pour une rando où on paye presque 10 fois plus chere qu’une » banale » randonnée de pays où pour le meme prix on nous offre deux bouteille de vin, du pinard aux ravitos, du saucisson … cet exemple est d’ailleur celui de la rando de Beaume de Venise, organisée par L’ACB

en gros dans cette premiere partie, nous nous sommes rapprochés de Roquebrune sur Argens, et on a pas mal enchainé les petites montées et descentes, enfin, si à un moment, nous etions suffisament haut pour apperçevoir toute la plaine de Frejus et l’esterel, et une partie de la vallée de l’Argens, justement on y est redescendu, via une belle descente, et nous sommes donc arrivés au second ravito, qui lui doit se situer au kilometre … euh, j’sais plus ! le GPS est tombé en rade de batterie fait chier ! en tout cas, la belle descente s’est terminée par la presence d’une dame sur le bord de la route, qui encadrait la course et faisait signe de la main pour ralentir : » c’est pour votre bien, j’ai pas envie que vous vous encastriez dans le mur » oui, vous avez raison chere madame, d’autant plus que je suis pas là pour faire du » kiss of life » et il faut dire qu’on arrive plutot vite sur ce mur, qui plus est situé dans une courbe … mais qui a t’il apres ce mur ? des escalier ! et je me souvient du barratin du traceur, » sessions de portage » jusque là, il n’est pas trop mechant ! et c’est par cette porte d’entré qu’on penetre dans Roquebrune, et là ma premiere pensé fut » où ki l’est le ravito ? » un peu façon homer simpson » mmmh doonuts ! » qui n’aurait ete que l’expression d’un soulagement ! en fait il faut un peu le meriter celui la, il se situe vers la sortie de la ville, apres une montée. les lieux ne me sont pas inconnus, j’etais deja passé par là lors du Lachens-Mer 2007, quelle belle epreuve, sauf que le ravito etait plus bas !

je manges et bois un poil plus que dans le precedent, aussi j’ai trouvé le temps plus long entre ces deux ravitos, sans doute à cause du niveau de difficulté qui monte d’un cran, je parles de difficultées, ça se voit que je ne savais pas à quoi ont allait se frotter jusqu’au prochain ravito ! au debut, on attrappe une piste semi-goudronnée, qui grimpouille plutot gentillement, mais nous amenes quand mleme assez rapidement à surplomber Roquebrune, et alors là je ne pensais pas souffrir à ce point ! detail interessant, que j’ai oublié de citer, c’est l’encadrement et le balisage, impossible de se perdre ! du personnel se trouve à chaques points clé, intersections mais aussi passages dangereux, quand c’est tres dangereux, les pompiers attendent … en bas ! et là dans ce secteur apres roquebrune, c’est les millitaires qui jouent ce role, ça ne me deplait pas … et ça aussi le merite de justifier un tant soit peu le fait que la defense soit le 4 poste des depenses de l’etat français ( quand on sait que loe premier est le remboursement des interets de la dette … qui s’eleve à 1200 Milliards d’€ bon courage au president qui veut ramener la dette à l’equilibre en 2011 … on sera à la 2° fausse promesse ! )

l’etat français souffre, et pour donner une image de ce qu’est une dette de 1200 milliards à rembourser demander à un participant de ce roc marathon de 88 Km de grimper la cote qui arrive avec mon bike de 18 Kg, cette cote, de la pure folie ! un MUR ! et ça grimpais, et ça grimpais, les 100 premiers metre furent negociés sur le velo, puis comme tout le monde j’abdique, je met le pied à terre ! elle aura eu raison de moi ! en plus de tout ça, tout tirais, et c’est autant eprouvant de pousser le velo que de passer cette cote dessus ! le temps passe doucement et on a presque tous l’impression de tituber avec notre pauvre monture à coté, c’est en tout cas l’idée que se forgerait une personne exterieure à tout ça !
certes, un beau morceau cette cote, si beau, qu’elle m’a defoncé mon capital puissance, oui, ça me le fais tres rarement, mais là j’ai bien fait le coup de la panne seche ! la piste s’etait elargit, mais plus j’avançais, plus mon espoir diminuait, j’arretais pas de demander le nombre de Km effectués, je me mettais en vue ce ravito qui semblait si proche mais etait inacessible, c’est dans ces moments que tout disjoncte, que l’ont est tanté d’arreter, à cause de cet effet papillon, veritable pagaille et dereglement physique : pas d’eau, les muscles qui tirent, plus de jus, le cerveau qui tombe en panne, pour finir en beautée sur les questions existencielles : » mais que fais-je ici ! »

j’etais de plus en plus deseché, et chaques passages à l’ombre, où l’air etait gorgé d’humidité faisait avait cet effet placebo de m’hydrater en respirant … j’etais desperé à un tel point que meme les flaques de boue me faisaient envie ! je me remotive et me dit que le prochain ravito est là …. que nenni, à chaque epingle, je vois des mecs arretés et me dit » chouette, je vais boire à ma santé ! » helas trois fois helas pour eux et pour moi, ils avaient soit des crampes, soit une envie d’abandon … arrivé un moment, je craque, je vois un rider arreté sur le bas coté, je m’arete aussi, et lui demande de l’eau. à la vue de la tete du mec, il ne comprenait pas ! » do you speak english ? » helas non ! » sprecht deutsch ! » ach so … ces putains de cours d’allemand vont me servir une seule fois dans ma vie ! » hast du wasser please ? » deja ça passe mieux, et au vu de la tete que je devais tirer, il avait du comprendre mon probleme ! qu’est ce que ça fait du bien de boire un peu ! deja le cerveau se reconnecte : » on va la finir cette course zag ! » et effectivement j’ai un peu de jus qui revient !
je reprends un peu de vitesse, et d’un coup, une voix venant de derriere s’eleve : » hey zag ! » en me retournant j’etais heureux d’apperçevoir » Antillope » du Forum VTT83.fr
on bavarde un peu en roulant, et quelle belle surprise que de voir se profiler à la fin de cette courbe le tant attendu ravitaillement ! et alors là, qu’est ce que je m’en suis mis ! le plein d’eau integral, pas moins d’un litre et niveau bouffe ! dommage, il y a pas de salé ! en meme temps je papote avec l’ami antillope, ça faisait longtemps qu’on ne c’etait pas vu, il porte bien son nom l’animal, car il avance vite sur son lapierre, tout en bavardant, il me confit qu’il voulait mettre moins de 6h ! jouable, mais comme tout le monde l’a remarqué, la » grosse cote » nous a bien calmée ! il repars ainsi, sympa qu’il ait pris de son temps chrono pour bavarder un peu avec un fou de mon espece ! » ciao byebye ami, à bientot sur le forum ! » l’energie commençait à revenir, et mon champs de vision commença à enfin s’aggrandir, je pouvais notament m’arreter sur des details tels que la beauté du paysage, et surtout cette vue qu’on avait sur le rocher de roquebrune ! comme si on le survolait en Avion, je me suis accordé 30 min de pause, il est 12h, on est à la moitié du parcours et je l’apprends en bavardant à droite et à gauche ( on ne me refais pas ! ) qu’on est au sommet du col de Valdingarde et detail des plus interessants, on va enfin arreter de grimper et se livrer à une bien belle descente ! il me reste quelques minutes, je m’asseois et roti au soleil tout en m’etirant, qu’est ce que ça fais du bien !

l’heure du depart vient de sonner, il est 12h30, et pour debuter on emprunte une route goudronée qui descend tout doux, jusqu’a l’endroit où un militaire nous indique un joli petit single sur la gauche, durant la descente sur goudron, j’ai pas envoyé les watts, si bien qu’un mec me double … et je fus consterné de voir qu’il etait bloqué sur les freins dans une si belle descente, mais contrairement aux autres, y’a moyen de doubler ! il faut passer dans des pierres, exercice perilleux avec un VTT Cross Country mais avec le mien c’est d’autant plus amusant ! je prends pas mal de vitesse, et plus je descend, plus la puissance revient ! je fais vraiment mumuse dans les tournants, je sors le pied, fais chasser la roue arriere et meme en certains endroits la roue AV chasse ! ouch ! amusant, certes ! mais c’est d’autant plus jouissif que de rattraper ces mecs en XC qui te decoiffents en montée et qui sont sur les freins en descente, plus j’en double, plus je lache les freins, plus je vais vite !!! jusqu’a un moment où il faut piler !!! passage technique oblige, perrier en fort devers avec de petites marches pour corser le tout ! le dernier mec que j’ai doublé precedement me rattrape, pour faire sont craneur, il passe le debut tres vite avec son frele XC et ses petits pneux de 1.8 surgonflés, resultat, il chasse, perds le controle, mais arrive à me double par la gauche, mais, game-over pour lui ! je ne suis pas un salaud, je m’arrete pour le relever, un beau petit jeune qui plus est, la vingtaine » is it allright buddy ? tout va bien ? » un peu sonné et ecorché, mais ça va, pas de quoi declencher le plan ORSEC ! cette belle descente fut merveilleuse et nous fait desormais transiter par le versan sud du massif des maures, plus arides, et devasté par les incendies en certains points ! on arrive au fond d’une vallée, il faudra tot ou tard remonter ! et la premiere cote fut douloureuse et une douleur inhabituelle se declenche sur les cotésdes mes cuisses, aie-aie-aie ! position de la selle ? ( ah ça va pas de blague les derailleurs ! ) non et juste devant moi, un mec en train de se tordre de douleur : crampes multiples et variées sur les quadriceps ! je bavarde un peu avec, puis au final on fait le trajet ensemble. on redescend encore, et à un certain endroit, on rejoinds les participants du ROC 58Km, un participant me laisse l’honneur de la priorité, thanx ! etait-ce de la complaisance par rapport au gabarit du velo ?

et donc on se retrouve encore au fond d’une vallée, que je connais bien au final, ont est passé par la lors du Lachens-Mer 2007 en direction du col du bougnon, qui fait souvent grincer les dents, mais qui se passe presque sans forcer ! on delaisse meme cette clairiere où se tenait le dernier ravito du Lachens-Mer, avec la pancarte » finish à 8 Km » je pensais qu’on allait avoir un ravito ici, mais non, il etait deux kilometres plus loi ! c’etait un ravito sans nouriture, que de l’eau, et de l’eau avec de la potion magique, je me laisse tenter, le produit employé est du MX3, sponsor du roc d’ailleur, et que dire de plus si le breuvage etait totalement infame ! pour dire l’isostar se boirait presque par gourmandise avec son petit gout orange, mais alors là ! c’etait degueulasse, mauvaise operation marketing pour cette boite, d’autant plus que leur logo apparaissait sur chaque ravito, ils repartiront avec l’image : MX3 = caca ! le ravito etait logé dans une epingle, et tout le monde se massait tout autour, si bien que cela posa des probleme pour laisser passer les » avions » ces mecs qui sont en mode compet’ compet’ et qui ne s’arretent pas aux ravitos … je repars donc, pour arriver au sommet du col du bougnon, où se tenait un ravito avec enfin des aliments salés : anchoiade et tapenade ! j’en ai d’ailleur fait une bonne cure !
il reste seulement 20 Km avant de terminer, et bon signe pour moi, tout la puissance est revenue ! on descend donc du Bougnon en direction des issambres, par une bien belle descente, une tres-tres belle descente, où il y avait moyen de doubler et d’envoyer du lourd, l’adrenaline montait, et je delirais tout seul … à un moment on debouche sur une belle ligne droite sur une piste DFCI, à l’horizon, deux mecs, je mets plein gaz, durant les 30 premiers Km le GPS indiquait 46.5 Km/h de vitesse maxi, j’ai au moins du faire 60 ! un militaire se trouve au bout de cette belle ligne droite, et me fait signe de vraiment ralentir, j’allais de toute façon le faire : virage à 90° à gauche ! c’est dans un nuage de poussiere que je le negocie en sortant le pied, du vrai bonheur, comme durant les sessions DH aux Gets ! les final est constitué par un petit single à flanc de colline, d’ou ont pouvait voir la mer, et aussi le debut des zones pavillonaires, il va falloir re-grimper ! on atterit sur une route, qui d’un coup grimpe tout sec, un militaire nous fait » courage, du nerf ! » et pour moi, ça passe tout seul, l’energie etant revenue ! et il faut dire que cette cote etait aussi eprouvante que celle du coté de roquebrune, mais j’ai reussi à la passer sur le velo ! et avant d’arriver au ravito, une autre cote, rectiligne celle la, que j’ai d’ailleur vue dans les medias, celle où tout le monde se masse sur les cotés pour nous encourager, et il y en avait du monde ! et en plus de ça j’etais tellement en forme que j’en doublais pas mal ! des participants du 58Km en plus ! cette etape nous a rapproché à seulement 10 Km de l’arrivée, et je me retrouve donc au ravito, qui surplombais la cote et la plaine de Frejus – St Raphael. à un moment, j’apperçois une tete qui m’est familiere … » t’etais pas à un offroad où un truc comme ça ? » non, il etait à la GTL, cette fameuse traversée du limousin, comme quoi le hasard !
on la voit d’ici cette base nature, avec entre autres, le celebre passage dans le sable à St Aygulf ! et d’un point de vue technicité, juste une toute petite montée, un pet de none ! mais encore une fois de plus un tres belle descente, où j’ai pu faire de la vitesse, et où je me suis trouvé un challenger, qui une fois doublé essayé de rester dans ma trace tant bien que mal ! on serpente un peu, puis hop, tout redevient plat !!! ont vient d’atterir sur la plaine !!! au niveau de St Aygulf, on passe sous le pont de la departementale, et c’est à ce moment que je comprends où on est reelement ! le sable ! je prends un max d’elan pour atterir plutot assez loin, juste à coté d’une fillette avec ça maman qui m’ont dit ebahis » toi t’es vraiment allé loin ! » merci les pneux large ! repondis-je ! on monte deux trois marche, passe un peu dans la ville, pour redescendre sur le celebre chemin des douaniers, serpentant entre la cote et la mer mediterranée, dire que 10 min avant on etait à 200M de haut ! c’est un peu technique, deux-trois marches, mais c’est surtout dangereux : la moindre erreur de pilotage et hop c’est dans l’eau ! avec des rochers … sur le chemin se trouve un photographe, et cet ceinture de beton nous ramene sur la plage de St Aygulf, où le passage à pied est obligatoire ! et je ne suis pas encore au bout de mes surprises, au lieu de nous faire passer sur le pont de St Aygulf, on nous fait passer dessous !!! et qu’est ce qu’il y a en dessous ? un guet ! ( no comment ! ) pas mal de mecs porterent leurs velos sur l’epaule, je me met en mode barroudeur, et hop plein gaz ! les gens applaudissent meme !

voila, ce roc d’azur est presque terminé, la on fait la jonction par la piste cyclable de St Aygulf à Frejus, je me mets en mode vitesse de croisiere 30-32 Km/h, je tiens sans forcer, impressionnant ! surtout apres 80 bornes d’epreuves en tout genre ! sur le trajet un jeune mec me rattrape, il n’a pas de plaque, et me depasse doucement, je prends l’aspiration et meme je me met dans le delire du relais, on arrive quand meme à bavarder tout en roulant, 17 ans, fait du VTT XC en competition et ne connait pas les relais … rares sont ceux qui viennent de la route et se convertissent ( pervertissent comme y disent certains dans la route ) au VTT.
on repasse sur l’argens et on laisse la route pour prendre le sentier qui amene à la base nature, je vois la ligne d’arrivé et instinctivement je lache les chevaux ! 800-600-400-200-100M derniere ligne droite, pas mal de gens à coté des barriere, je lache vraiment tout, la finish-line et si proche, 88Km de souffrance, dont 20 d’extreme souffrance, du sable, des pierres, de la poussierre, du bitume et un guet ! presque tout le film de cette journée ayant demarrée à 8h15 defile sous mes yeux en 2 sec !
et hop, je passe sur la ligne, le biiiiip du chronometrage RFID retentit, il reste plus qu’a freiner !!! bienvenue à Frejus, la temperature au sol est de 24° merci d’avoir choisi zag-rider airlines !
voila, un reve de plus de realisé ! et que dire de plus, ce fut vraiment une des trois plus belles courses que j’ai fait cette année, et encore mieux, j’ai pas vu le temps passer ! malgré 20 Km difficiles, une fois la forme revenue, tout etait parfait ! et que dire de plus ? cette course sera surement la derniere de la saison 2008 ( peu etre une sortie avec les derailleurs le 19 Octobre ? ) j’en ai les yeux qui petillent, je suis tellement content !
en tout cas, si vous etes arrivés à lire tout ça, merci à vous ! vous avez lu l’equivalent de 7 pages A4 soit 4830 mots et ceci m’a demandé 4h de redaction et c’est aussi le plus long article de www.zag-rider.com. ça m’a fait plaisir de l’ecrire, et pour moi aussi c’etait un marathon que d’ecrire le plus long article sans m’arreter ! merci encore à vous tous pour me lire, à certains de mes fideles lecteurs que je connais personellement ( Chaotec, Michel, Mister Bellec, antillope et d’autres membres de VTT83.fr et aussi tous ceux que j’ai pas pu citer, notamment les 250 visiteurs/Jour !)
portez-vous bien et à la prochaine, Charles alias zag-rider.
credits photos archives zag-rider.com & JF.
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2 Comments
Belle prose!et beaucoup de courage,tu as
parfaitement raconter les souffrances et idées qui nous parcourent l’esprit lors de nos efforts.Chapeau d’avoir pris le temps tant d’ecrire que de nous faire réver,merci pour le clin d’oeil au forumeurs.Au plaisir de se revoir.Zaza
Salut Zag,
Ce fut un plaisir de te revoir et de prendre le temps (toujours trop court dans ces moments) de discuter.
En tout cas chapeau pour le CR, il va falloir que je mis colle maintenant.
J’espère qu’on reroulera bientôt ensemble, peut être pour le Lachens de l’année prochaine …
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[...] heureusement sans gros bobos … Les participants sont tout de même prudent, contrairement au roc d’azur où j’avais tiré la bourre avec un mec en VTT XC ( semi-rigide = l’unique [...]