Avant le Brésil, petite escale à Porto au Portugal.

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.J’ai déjà eu la chance de connaître le Portugal il y a quelques mois, il y en a 5 en arrière, nous étions alors en septembre et j’étais allé déjà une fois à Porto. Lorsque vous arrivez en avion, vous noterez que l’aéroport de Porto Francisco Sá-Carneiro est un aéroport tout neuf, aux grands halls très lumineux étant donné que le complexe à essentiellement été construit sur une base acier-verre. Mais hélas de nuit pas de lumière si ce n’est celle des projecteurs, le trafic au soir n’est pas des plus intenses, de ce fait on a l’impression d’être seul au monde…

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La liaison avec le centre de la ville de Porto s’effectue via un Tram-train aisément accessible à pied en sortant du complexe aéroportuaire. Une grosse demi-heure après vous vous retrouvez à l’équivalent de la station “Châtelet les Halles” du métro de Paris, alias la station Trinidade, véritable nœud entre les lignes du métro de porto qui en dehors de la ville se comporte comme un tramway. Elle connecte à elle seule les lignes A,B,C,D,E,F.

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C’est ici que je vais sortir pour passer la nuit dans la cité du plus célèbre des apéritifs! C’est libéré de mon bagage de soute accusant 15kg que je vais me lancer à l’assaut des rues en forte déclivité de Porto. Petit détail intéressant, lorsque vous effectuez sur la même compagnie un vol avec escale comportant une nuitée, votre bagage à main est conservé dans l’enceinte de l’aéroport. Dans mon cas je m’étais tapé une sacré crise de stress en ne voyant pas mon sac apparaître sur la ceinture de récupération, plus tard un agent de l’aéroport m’avais confirmé qu’il était stocké en sécurité!

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Mon hôtel se trouve dans la rue des culottes comme qu’il dirait, la rua dos bragas. Mais il faut la mériter sa nuit: j’ai au moins 1,5Km de montée à effectuer pour arriver à mon hôtel… Le pire dans cette histoire c’est que je suis chaussé de chaussures neuves qui m’ont donné à coup sûr depuis la Belgique une grappe d’ampoules des plus douloureuses… Ainsi dehors il fait 5°, je boîte comme un corniaud en me traitant d’idiot face au choix que je devais faire pour partir au Brésil: utiliser mes chaussures conventionnelles!

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Mais arrivé à l’hôtel les surprises vont bon train: le chauffage était en panne! Mais l’accueil était chaleureux fort heureusement! La patronne de l’hôtel, Anna, s’était souvenue de ma venue en 2011. Cette fois-ci il y avait son père qui était présent et qui en plus de parler anglais parlait français! Il était heureux de parler français avec moi, alors nous avons parlé jusque tard dans la nuit, notamment du vin de Porto, son histoire, comment les propriétés des sols influent sur son goût , la façon dont les sols composés d’ardoises emmagasinent la chaleur le jour pour doucement la restituer à la nuit tombée. J’ai aussi eu droit à des dégustations privatives, puisqu’au final j’étais invité dans leur espace de vie. Le meilleur moment de cette soirée? Certainement cette discussion autour d’un verre de Porto dont la bouteille avait mon âge: 25 ans! Décidément les portugais savent accueillir! Mais au moment de prendre ma  douche, la réalité me rattrapa!

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Une douche réalisée avec une température de l’air à 13°! Pas idéal pour éviter le rhume fort heureusement l’eau, elle, était bien chaude et déjà je me souviens d’un moment mémorable où sous la douche dans cet hôtel presque vide je lançais :” demain copacabana! Copacabana! Copacabana! Copacabana le soleil et les batucadas!…” dans la chambre les hôtes m’avaient tout de même mis un petit chauffage d’appoint et des couvertures en plus, comme quoi même au Portugal il peut faire froid, le froid qui aura tant marqué les 48h premières heures de ma descente au Brésil!

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À 5h30, les deux réveils sonnent simultanément! Il est absolument hors de question de rater mon vol en direction de Rio de Janeiro dont les portes se ferment à 9h10. Si jamais je rate le vol tout le séjour au brésil sera bousculé, car à Rio je ne vais pas y rester très longtemps le premier jour: seulement la nuit, pour en repartir le lendemain en direction de Foz do Iguaçu. Si je rate ce vol, je suis sur de rater celui pour Foz do Iguaçu, car le billet n’est pas échangeable… Mais cette situation ne se produira pas fort heureusement.

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À 6h du matin je me retrouve dans le Porto endormi, il fait encore nuit et il fait froid, pas plus de 4°. J’ose même pas imaginer avec les -16° qui étaient actuellement enregistrés à Paris la sensation à laquelle ma peau aurait goûté. Mais ce détail climatique importe peu, dans peu de temps le climat tempéré de l’aéroport qui marquera le début d’un mois d’été ou “verão” comem ils disent en portugais. Retourner à la station de métro Trinidade sera plus aisé ce matin: la route descend, j’ai juste mon sac à dos avec tout le matériel de prise de vue, mes ampoules font mal mais face à l’idée de se retrouver dans un formidable pays d’ici quelque heures calme la douleur!

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Seula station Trinidade après avoir valide mon “Andante” le titre de transport du métro de Porto, je me rends compte que la prochaine rame à destination de l’aéroport de Porto passe à 6h20 soit 20 minutes à attendre parmi les portugais qui doivent se rendre tôt au travail via le métro. La station Trinidade excepté pour la ligne F n’est pas souterraine, vous vous retrouvez alors éventé par un petit courant d’air des plus glacial au demeurant fort désagréable. Durant l’attente fort heureusement le sentiment d’insécurité n’existe pas, tout le monde se comporte de façon respectable, deux trains passent, le troisième sera le miens!

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Après une grosse demi-heure dans une rame chauffée, j’arrive enfin à l’aéroport de Porto. Cela marque la fin de l’hiver pour zag pendant une période d’un mois.Je l’aurai mérité cette chaude parenthèse face au froid auquel je me suis exposé durant cette période avec pour seule protection deux vestes et un maillot de corps. Oui, un gros manteau ne rentrait pas dans ma valise et durant ce voyage la priorité était la mobilité et un nombre réduit de bagages pour pallier à l’insécurité qui hélas règne au Brésil, surtout dans le nord du pays que je visiterais aussi. L’heure est venue de passer rapidement les contrôles de sécurité et de se retrouver en zone duty-free pour commencer à faire tomber les vêtements… La suite dans l’article “en mode Brasil à l’aéroport de Porto” de plus, pour réellement découvrir la ville de Porto j’ai intégré dans la série d’article du voyage Brazil Winter Tour 2012 les reportages réalisés à Porto en septembre 2011.

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