[critique] Film les saveurs du Palais.

Christian Vincent, réalisateur du film ” les saveurs du palais ”  nous livre une comédie automnale pleine de couleurs: celle de la gastronomie française, avec un plateau composé d’acteurs et actrices qui n’ont plus leur preuves à faire tel Catherine Frot, incarnant le rôle de Hortense Laborie et Jean d’Ormesson dans le rôle du président de la république française, bien qu’âgé de 87 ans, Jean d’Ormesson au travers du scenario et du plaisir de manger nous régalera par sa jeunesse d’esprit à vouloir casser les codes d’un protocole déjà bien chargé au Palais de l’Élysée.

Avant de souligner les bons points du film, faisost la revue du gros point noir du film: la relation entre Hortense Laborie, cuisinière assurant les repas privés du président et le président lui même. L’histoire et le scenario auraient eu tout intérêt à plus appuyer ce trait de l’histoire, les échanges entre les deux personnages restent hélas trop lointains et sonnent presque creux, de là à penser, à appuyer la décision des scénariste a accentué ce fossé séparant le pouvoir du président et les coulisses que représente Hortense Laborie dans le film.

Néanmoins, cette fiction qui se reconvertira à merveille en téléfilm arrive à accrocher et ancrer le spectateur au sein de l’histoire, celle des terroirs, de la cuisine française voir même de la culture française transposé via l’art de cuisiner. Le personnage de Catherine Frot, Hortense Laborie est attachant et dévoile comment par le talent et la reconnaissance d’un travail de longue haleine il est possible d’accéder aux plus hautes marches. l’intro du film reste néanmoins déroutante car elle se situe dans le futur, l’histoire en elle même n’est qu’une série de longs flashbacks traduisant l’aventure d’Hortense Laborie alors qu’elle était la cuisinière privée du président.

A noter aussi le présence d’Arthur Dupont dans le rôle de Nicolas, rien à voir avec notre ancien président de la république, il s’agit en fait d’un pâtissier aidant Hortense Laborie dans sa tâche quotidienne de régaler le président de la république. Jeune beau et souriant il est aux antipodes des ennemis d’Hortense travaillant pour la cuisine centrale, l’une des principales dualités du film, opposant le travail d’orfèvre d’une petite équipe à celui d’une cuisine de luxe aux airs quasi industriels. Les saveurs du Palais reste un film qui se déguste bien, il est agréable à regarder et ne vous laissera pas déconfit et sur votre faim à la fin de la séance, idéal avant d’entamer un restaurant entre amis!