Gay Pride de Grenoble 2016:  du Nigeria au rives de l’Isère pour fuir la misère.

Gay Pride de Grenoble 2016: du Nigeria au rives de l’Isère pour fuir la misère.

La gay pride de Grenoble 2016 est bel et bien la seconde nouvelle date couverte lors de cette tournée des gay pride 2016. Elle partage comme point commun avec celle d’Aix en Provence qui c’était tenue il y a tout juste une semaine en arrière le nombre d’édition. En effet, la gay pride de Grenoble 2016 en est à sa troisième édition. Une marche relativement jeune mais élaborée par une association ancrée dans le tissu LGBT Grenoblois depuis 21 ans nommée LGBTi Grenoble.

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La gay pride de Grenoble 2016 c’est 7 véhicules dans un cortège qui l’an dernier, avait rassemblé près de 1400 personnes. Avec les conditions estivales de cette édition, fort est à parier que ce chiffre va être dépassé. La gay pride de Grenoble 2016 c’est aussi la présence d’une association qui pourrait presque passer inaperçue dans la parade: Amnesty International. Silencieuse dans les cortèges car rarement sonorisée et empruntant un ton plus solennel, la voix d’Amnesty international arrive pourtant à se faire entendre sur place. Que ce soit avant, pendant et après chaque gay pride. Pourquoi évoquer Amnesty ici zag? Tout simplement car cette association oeuvre pour la défense des minorités oppressées dont les homosexuels dans les pays où ils sont menacés de mort pour ce qu’ils sont.

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Lors de cette gay pride de Grenoble 2016 il s’est déroulé une histoire dans cette histoire, une histoire qui a débuté au sud du Nigeria, en Afrique. Cette pancarte avait déjà attiré mon attention. Gay and proud, pouvait on y lire en anglais. Pourtant, rien ne laissait paraître que ces quatre amis viennent tout droit d’un pays où les droits et la liberté des homosexuels sont bafoués par une homophobie d’état. Perruque verte vissée sur la tête, danse suave au rythme de la musique et selfies à tout va, rien ne laisse penser que ces compères viennent d’un pays relativement dangereux pour ce que l’on est.

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Actuellement sur cette planète 77 pays condamnent encore l’homosexualité. On y songe pas nécessairement en Europe ou en Amérique, mais célébrer la diversité tel comme c’est le cas en France entre autres pays friendly, vous coûterait la prison au mieux, sévices et châtiments corporels dans d’autres cas et même la mort dans le pire des cas. On comprend mieux alors pourquoi ces quatre africains de passage ne retenaient pas leur joie et pouvaient ainsi alors le temps d’une après midi ne plus vivre caché et être ainsi libre.

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Rares sont les LGBT occidentaux qui regardent dans le rétroviseur et se rendent compte que l’égalité n’est pas partagé à l’échelle mondiale au regard des droits LGBT. Oui, même à moi cela m’arrive parfois, je ne me rend pas compte de la chance que c’est de pouvoir aller faire la fête avec ses amis dans le marais à Paris. Une phrase qui pourrait me coûter le reproche d’être un défenseur du ghetto gay parisien ou que sais je encore, alors que trop nombreux sont celles et ceux qui n’ont que d’yeux accrochés au ciel, au panache de la traînée de condensation d’un avion à réaction qui symbolise certainement la liberté. Cette envie irrépressible de quitter un pays qui ne les connaît pas et les comprend pas. Alors que la gay pride de Grenoble 2016 s’est achevée dans la joie et la bonne humeur, je ne vous cache pas qu’un jour viendra un reportage dédié à ces personnes qui vivent l’injustice et la souffrance jour après jour.

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  • Hervé-Greg Mokwabo Kabonte

    Bien écrit l’article.
    Eh oui, il y en a beaucoup en Afrique qui rêvent de la liberté européenne des LGBTi …

    • zagrider

      Merci Hervé! Je te cache pas que ça fait un petit moment que je cherche à réaliser un reportage sur l’homosexualité au Nigeria. Mais j’ai encore du boulot pour préparer… Car j’en reçois des messages et témoignages privés et ça m’attriste toute cette souffrance et intolérance.