Une arrivée en avion à Porto des plus turbulentes…

L’avion est censé être le moyen de transport le plus sûr comparé aux autres. En effet sur 100millions de kilomètres parcourus, seuls 0,014 personnes trouvent la mort d’après les statistiques de l’année 2007. A titre de comparaison, pour les piétons, ce chiffre grimpe à 7,5 et la palme est décernée aux deux roues motorisées avec un chiffre qui qui dépasse la barre de 16 morts pour 100 Millions de kilomètres parcourus…

Néanmoins, l’avion possède la particularité d’être ancré dans l’imaginaire collectif comme étant le moyen de transport avec le moins de chance de survie en cas de crash, la faute certainement à la médiatisation des rares accidents où l’intégralité des passagers décèdent. Citons il y a 3 ans le vol Air-France AF447 qui reliait Rio de Janeiro à Paris avec 227 personnes à bord. Il y a aussi eu le vol 800 de la TWA qui en 1996 s’est désagrégé en plein vol, en 2001 il y eu l’Airbus du vol American Airlines 587 dont l’empennage se détacha à cause d’une sur-utilisation causant la mort des 260 passagers à bord.

Bien entendu il y a eu des tragédies dans la mémoire de l’aviation, mais avec les progrès de l’avionique et du design de construction des appareils, le nombre de morts au million de kilomètres parcourus baisse constamment. Aussi des clichés existent: ce n’est pas parce que la compagnie Low-Cost Ryanair tire les prix vers le bas qu’elle sous estime l’importance de la maintenance. C’est tout le contraire! Ryanair est la première compagnie européenne en terme de passagers transportés. Imaginez si par malheur un problème survenait sur un des Boeing 737-800 de la compagnie à cause d’un défaut de maintenance ,dans quel état se retrouverait l’image de marque!

De plus, la moyenne d’âge des appareils est de 4.1 ans, pour des avions c’est presque neuf! tout comme sur les 298 avions de la flotte de Ryanair, tous des Boeing 737-800 aucun n’a été détruit, même depuis ses débuts, alors qu’à titre de comparaison Air-France a déjà perdu 11 appareils…

Évidement une approche sous des cumulonimbus un peu dodus ça peux faire peur, l’avion tremble dans tous les sens, il y a du roulis, les gens retiennent leur souffle jusqu’à ce que l’appareil se pose sur une piste détrempée avec un fort vent de travers, de qui encore compliquer la tâche, qui n’est pas insurmontable pour les pilotes… Dans le pire des cas les pilotes auraient retenté l’approche en pratiquant un “go-around”. Cet atterrissage marquera en tout cas un début de cette série de reportages dédiés au Portugal du nord effectués sur les chapeaux de roue…